À propos

Head of Product. Discovery terrain. IA dans les vraies mains.

Dix ans à construire des produits numériques B2B complexes — des plateformes DICOM en imagerie médicale aux outils métiers que personne ne photographie jamais sur LinkedIn. Le genre de produits où un bug coûte cher, où les utilisateurs sont des experts, et où la roadmap doit survivre à trois réorganisations.

Ce que je fais concrètement

Je dirige des équipes produit dans des contextes où le code a dix ans, où les utilisateurs sont sur le terrain (pas en open space), et où “ajouter de l’IA” doit vouloir dire autre chose que coller un chatbot dans un coin d’écran.

Mon quotidien ressemble à ça :

  • Discovery terrain — pas des interviews Zoom de 30 minutes, mais des journées entières avec les utilisateurs dans leur environnement réel. C’est long, c’est inconfortable, et c’est la seule chose qui marche.
  • Modernisation de systèmes legacy — décortiquer un monolithe PHP de 2014, comprendre pourquoi il existe, et le transformer sans casser les 200 clients qui en dépendent.
  • Intégration IA dans des produits existants — identifier les 3 endroits où un LLM crée une vraie valeur mesurable, et ignorer les 47 autres où il ne sert qu’à cocher une case roadmap.

AI-Augmented Delivery

J’utilise Claude Code en production depuis son arrivée. Pas comme un gadget — comme un multiplicateur d’équipe. Specs, audits, prototypes, refactors massifs : le workflow a changé, les décisions humaines restent les mêmes. Ce site est codé comme ça. regrets.app aussi.

L’IA augmente la vélocité, pas le jugement produit. Savoir quand l’utiliser — et quand couper court — fait toute la différence entre une équipe qui livre et une équipe qui s’enferme dans ses propres outils.

Ce que je ne fais pas

  • Pas de product management en chambre — sans terrain, pas de produit.
  • Pas de roadmap tirée d’un template Notion.
  • Pas de “on a mis de l’IA” pour faire plaisir au board.
  • Pas de frameworks appliqués mécaniquement (RICE, MoSCoW, Jobs-to-be-Done existent pour servir le produit, pas l’inverse).

Ce que je cherche maintenant

Une grande partie de ma carrière s’est passée à gérer des situations de crise. Pas des crises dramatiques avec des sirènes — plutôt le quotidien de beaucoup d’entreprises tech : un produit mal défini depuis le début, une dette technique qui a été ignorée trop longtemps, une équipe qui s’est réorganisée trois fois en deux ans, un contexte où tout le monde est épuisé et où personne ne sait vraiment vers quoi on va.

Je sais faire ça. Mais à un moment tu réalises que tu passes beaucoup d’énergie à réparer des choses qui n’auraient pas dû se casser.

Ce que j’aspire à maintenant c’est des organisations où la direction fait confiance au produit, où les équipes ont le droit de bien faire les choses, et où on n’est pas constamment en train de rattraper le retard. Des contextes plus fluides — pas plus simples, pas sans problèmes, mais où l’énergie va dans la bonne direction.

En dehors du produit

Photographie documentaire sur le temps long, musique expérimentale (l’écoute, parfois la pratique), permaculture appliquée à un vrai jardin, et un intérêt de fond pour les sciences politiques — parce que les produits ne naissent jamais dans un vide.

Basé à Lille. Mobile sur Paris, la Belgique, le Canada. Ouvert aux missions de transformation produit, aux rôles de direction, et aux conversations intéressantes sans agenda commercial.

m@mdr.coolLinkedInregrets.app